06/07/2014
Biologie sous-marine
Du mois d'avril au mois de juin, Jeanine et Alain ont formé plusieurs plongeurs du Dauphin Catalan au niveau BIO 1 et 2. En plus des connaissances théoriques, on apprend à observer l'environnement sous-marin avec une meilleure acuité et un plus grand respect de la nature lors de plusieurs plongées qui ont eu lieu dans la réserve de Banyuls Cerbère.
Voilà donc une partie des élèves avec leurs moniteurs, avant une des 6 plongées consacrées à la formation.
Je ne rentrerai pas dans le détail de tout ce qui a été observé. Voilà seulement quelques unes de mes photos, prises sur les sites du Cap l'Abeille, des Tinyes, et des 3 moines.
La palanquée de plongeurs bio évolue avec des plaquettes et des planchettes à la main, parfois un appareil photo aussi, souvent les palmes en l'air, et avance à toute petite vitesse.
Si on veut s'amuser, on peut chercher ce qu'il n'est pas toujours facile à voir sous l'eau.
Commençons par le ver plat à papilles, que nous avons pu dénicher plusieurs fois durant ces plongées.
Le rombou, poisson plat, mérite un prix d'excellence en camouflage ; on peut le trouver sur les fonds sableux.
D'autres habitants sont minuscules, il faut de bons yeux pour les distinguer parmi les algues, comme cette élysie timide.
Les crevettes améthystes se cachent dans les anémones charnues, sur les patates de coralligène.
L'araignée des anémones est plus commune et facile à observer.
La tylodine jaune se confond avec son repas, l'éponge vérongia.
La petite rascasse compte sur son mimétisme pour passer inaperçue.
Une ponte de roussette vide se balance, accrochée à une branche de gorgone.
Une ponte de protule est posée sur le fond, il y en a partout au mois de juin, dans quelques mètres d'eau.
Nous observons aussi les comportements de la faune.
Un couple de crénilabres danse une ronde nuptiale.
Des labres s'arrêtent quelques instants en position verticale pour un nettoyage méticuleux par des girelles.
Des barracudas patrouillent en rang serré au-dessus d'un sec.
Juste à côté, des gros bars solitaires nagent en pleine eau face au large.
Solitaires ou en petits groupes, les sars tambours sont toujours aussi timides.
Souvent solitaires, les mérous observent de loin les plongeurs.
En groupes, les saupes broutent les algues près de la surface.
Les doris dalmatiennes piétinent leur repas d'éponges pierres...
... à quelques centimètres de leur ponte en forme de ruban spiralé.
Je dois limiter mon inventaire, vous découvrirez cela en plongeant, et même après des milliers de plongées, il y a toujours un poisson, un nudibranche qu'on n'avait jamais observé pour nous émerveiller.
Je termine avec mon sujet préféré. A vous de l'identifier, c'est facile !
Merci encore à Jeanine et à Alain pour cette formation, qu'on peut conseiller à tout plongeur curieux de comprendre un minimum l'environnement sous-marin.
Merci également au club Rédéris Sub pour leur accueil et leur disponibilité.
14/04/2014
Stage du 12 au 13 avril
Les deux journées de stage du 12 et 13 avril 2014 se sont révélées forts
sympathiques avec une météo exceptionnelle pour des plongées sans trop de visi,
certes, mais avec une ambiance à la fois très studieuse et très
conviviale.
Merci à tous les encadrants présents qui ont joué le jeu d'avoir permis à nos pratiquants de s'améliorer rapidement.
Rien de mieux qu'un petit stage pour obtenir des progrès fulgurants.
Merci à tous
Claude.
Merci à tous les encadrants présents qui ont joué le jeu d'avoir permis à nos pratiquants de s'améliorer rapidement.
Rien de mieux qu'un petit stage pour obtenir des progrès fulgurants.
Merci à tous
Claude.
06/02/2014
Archéologie initiatique
Scoop : aux dernières nouvelles, en comptant les carreaux de la piscine du Moulin à Vent, des plongeurs du Dauphin Catalan ont fait d'étranges découvertes : un petit pot (de beurre ?), un col d'amphore (antique ?), et un tesson indéterminé (de pot de chambre ?) étaient apparus entre deux carreaux.
Ils ont aussitôt fait appel aux compétences archéologiques du club de l'ARESMAR (Association pour les REcherches Sous-Marines en Roussillon) et aux conseils de Jean Sicre et de Henri Colonna d'Istria pour étudier ces objets d'un très grand intérêt sinon archéologique, du moins comique voire didactique.
Jean commence les fouilles par un discours rappelant les subtilités du Code du Travail vis à vis des fouilles archéologiques ; pour une fouille en piscine, le classement hyperbare des plongeurs ne sera pas nécessaire ce soir.
Un étrange cadre est préparé secrètement et les premiers volontaires se mettent à l'eau.
Heureusement, la visibilité est bonne et Laurent commence un bien joli croquis et des mesures précises de ces objets étranges et venus d'ailleurs.
Les moyens mis à dispositions se limitent à une planchette, un crayon, un cadre en tubes pvc, un niveau à bulle et des règles graduées.
Le cadre est d'abord réglé à l'horizontale pile poil ou presque, et les mesures peuvent commencer sérieusement.
Le travail est pénible à cette profondeur extrême de 1,50m, et Laurent est bientôt relayé brillamment par Claude et Olivier qui se débrouillent comme des chefs.
Pendant ce temps là, des plongeuses tentent de dévisser puis revisser des écrous, mais elles ont pris un masque masqué (en fait tout à fait opaque) et elles n'y voient rien. C'est parce qu'il y a certaines choses qu'on ne voit bien qu'avec les doigts, comme il y en a d'autres qu'on ne voit bien qu'avec le coeur.
Est-ce que cette méthode insolite portera ses fruits et nous aidera à comprendre la présence de ces objets ?
Mais revenons à nos mesures. Claude dévoile un premier résultat (l'image est volontairement légèrement floutée pour préserver la confidentialité de ces travaux classés X - Y - Z car les mesures sont en 3D)
Les mesures sont terminées, la piscine va bientôt fermer.
Henri refait surface après plus d'une heure d'apnée et respire un bon coup.
Mais le mystère de l'apparition de ces trois objets dans notre piscine préférée reste entier... Pour moi c'est clair : la vérité est ailleurs, ou pas !
PS : merci encore à Jean et à Henri pour cette passionnante aventure initiatique. Où c'est qu'on signe ?
Ils ont aussitôt fait appel aux compétences archéologiques du club de l'ARESMAR (Association pour les REcherches Sous-Marines en Roussillon) et aux conseils de Jean Sicre et de Henri Colonna d'Istria pour étudier ces objets d'un très grand intérêt sinon archéologique, du moins comique voire didactique.
Jean commence les fouilles par un discours rappelant les subtilités du Code du Travail vis à vis des fouilles archéologiques ; pour une fouille en piscine, le classement hyperbare des plongeurs ne sera pas nécessaire ce soir.
Un étrange cadre est préparé secrètement et les premiers volontaires se mettent à l'eau.
Heureusement, la visibilité est bonne et Laurent commence un bien joli croquis et des mesures précises de ces objets étranges et venus d'ailleurs.
Les moyens mis à dispositions se limitent à une planchette, un crayon, un cadre en tubes pvc, un niveau à bulle et des règles graduées.
Le cadre est d'abord réglé à l'horizontale pile poil ou presque, et les mesures peuvent commencer sérieusement.
Le travail est pénible à cette profondeur extrême de 1,50m, et Laurent est bientôt relayé brillamment par Claude et Olivier qui se débrouillent comme des chefs.
Pendant ce temps là, des plongeuses tentent de dévisser puis revisser des écrous, mais elles ont pris un masque masqué (en fait tout à fait opaque) et elles n'y voient rien. C'est parce qu'il y a certaines choses qu'on ne voit bien qu'avec les doigts, comme il y en a d'autres qu'on ne voit bien qu'avec le coeur.
Est-ce que cette méthode insolite portera ses fruits et nous aidera à comprendre la présence de ces objets ?
Mais revenons à nos mesures. Claude dévoile un premier résultat (l'image est volontairement légèrement floutée pour préserver la confidentialité de ces travaux classés X - Y - Z car les mesures sont en 3D)
Les mesures sont terminées, la piscine va bientôt fermer.
Henri refait surface après plus d'une heure d'apnée et respire un bon coup.
Mais le mystère de l'apparition de ces trois objets dans notre piscine préférée reste entier... Pour moi c'est clair : la vérité est ailleurs, ou pas !
PS : merci encore à Jean et à Henri pour cette passionnante aventure initiatique. Où c'est qu'on signe ?
04/01/2014
Plongée du nouvel An - 04.01.14
En cette belle journée de cette nouvelle année, il ne fallut pas beaucoup pour qu'une bande de dauphins joueurs se retrouve en combinaison au bord de notre belle grande bleue, qui pour l'occasion avait sorti ses cinq plus beaux mètres de visibilité par une température plus que téméraire.
Binôme de nageurs de combat de St Mandrier qui se serait perdu parmi nous
Un anniversaire, celui de Laurent, notre vaillant secouriste dit « bobo la malice » plus quelques blocs au breuvage divin, et les voilà tous guillerets et frétillants à fredonner de lointains versets catalans dans le secret espoir que notre merveilleuse côte vermeille, au caractère bien trempé, reste toujours aussi belle... hic.
Bravo tout de même à nos stagiaires en formation qui n'ont pas hésité à se pavaner dans leur 5 mm, le menton droit et le regard fier. Peu d'entre nous ont résisté à tant d'émotion, quand tenant d'une petite main violacée leur cher remontant, ils nous rassurèrent par une mâchoire figée et de fragiles petites lèvres, d'un haut et bref : « Même pas froid... »
Enfin, superbe journée. A refaire, vite.
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